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 Affluence est synonyme d’influence [PV Maxime]

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Cristal Fleming
_PATIENT SAIN

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Messages : 58
Points : 61
Age réel : 26
Participer à l'Intrigue ? : Oui


__ INFORMATIONS// & RPG

 Maladie psychiatrique 
: Troubles de la personnalité
 Rôle au sein de l'asile : Je suis l'Hermine, la Sage, celle qui narre au coin du feu. SISI, J'vous jure!
 Âge du personnage : 26 ans

MessageSujet: Affluence est synonyme d’influence [PV Maxime]   Dim 6 Fév - 18:14

Miroir, Ô mon Beau Miroir, dis-moi donc qui est la plus laide ?
Est-ce cette femme albâtre, ce piaf insolite devenu une coction ? L'être fantoche, que des individus de blanc vêtus allongent ainsi sur une table ? Bien plus, une folle, une aliénée, la plus jolie des pourritures.
A la face crayeuse, le monstre aux poignets, au visage tordu, aux yeux révulsés, semble se contorsionner , retourner dans une position de fœtus.
Est-ce que c'est elle, ce bout que l'on mord et que l'on recrache ?
Cristal ?

Comment s'y prendre pour qu'elle sache enfin ce qu'elle était, où elle allait. Des étoiles, devant ses yeux..et des flammes au fond de son coeur...immolée ainsi, glacée pourtant.
Sur ses bras, des mains, dans sa tête, des débris d'une chose qui un jour avait été entière.
Elle se souvenait d'avoir quitté l'atrium, dans l'espoir de fuir. Fuir quoi ? Et pourquoi fuir ? Elle ne savait pas...ne savait plus. Juste Ulrich. Ensuite, la seringue, les ombres et...et...puis..
Rien. Le rien.
Maintenant, elle avait trop froid, la salle où des hommes l'avaient transportée était exiguë et elle avait perdu l'allemand-autrichien-polonais-qu'en-savait-elle des yeux. , elle devait avouer que..oh bon dieu, elle avait peur.
Immensément peur.
Ulrich..toi..que te faisait-on?

Quelque part, une porte claqua..

Vous êtes-qui... tenta-t-elle de demander, lorsqu'elle discerna des bruits de pas..avant qu'elle ne comprenne que remuer les lèvres était un acte trop cher payé.

Quelqu'un tint ses mains en haut de sa tête, un autre bloqua ses jambes.
Frisson, l'envie de se saisir des doigts collants d'autrui pour mieux les repousser.
Ces inconnus la retenaient comme quiconque l'aurait fait avec une vulgaire prisonnière particulièrement dangereuse. Ou, plus glorieux peut être, un christ non-conventionnel. Son estomac se contracta lorsqu'elle sentit des sangles s'enrouler autour de ses poignets, de ses chevilles. La ferme intention était qu'elle ne s'enfuit sans doute pas.
...Mais à quoi bon? Cristal en était bien incapable.
Une loque, dont le possible est fait pour la conduire vers la souffrance..cela, elle en était certaine, sentait venir la torture à plein nez.
Ultime vertige.
Ses muscles..sa tête... elle était engourdie dans sommeil trop léger : on souhaite s'éveiller, sortir la tête hors de son cauchemar, pourtant, voilà qu'on se trouve être tout juste capable de remuer un orteil. D'ailleurs, c'en devenait un réel exploit.


"Serrez bien les boucles." intima une voix d'homme, qui se rapprochait d'elle.

Cristal papillonna par dessus le blanc de ses yeux pour retrouver la vue.
Hélas...Le flou était partout.
Tant et si bien qu'elle n'avait pas senti lorsque ledit homme s'était penché vers son visage. Une bouffée lui chatouilla l'oreille, suffisamment pour qu'elle comprenne enfin.
Elle frissonna, se contracta dès le moment où on lui posa un objet froid contre la poitrine et le ventre. A son oreille, l' homme souffla..



"Cristal, Cristal, Cristal..pourquoi ne pas se plier aux règles? Pourquoi essayer à tout prix d'aller contre l'asile... "


Contre l'asile ? Elle ? Comment aurait-elle pu, elle ne se souvenait de rien ! Cristal réussit à ouvrir sa bouche dans l'intention, sûrement, de formuler une réponse. Ce fut une expiration longtemps retenue qui s'échappa, s'envola, se perdit. Ce fut tout.
Pendant ce temps, ce qu'elle devina bien vite être des infirmières humidifièrent son front, ses tempes. Avant d'enserrer sa tête dans un étau. Et lorsqu'elle sentit ce cercle de ferraille autour de sa tête.....son coeur rata un battement. Pour peu, elle en aurait ri -oui, ri.
Était-elle, présentement, en train de rêver ? De délirer peut être? Qu'on lui dise, qu'on lui explique ! Il était impossible qu'elle subisse ce genre de suivi. Cristal, c'était les lourds traitements habituels. Cristal, c''était les injections, les cachets mais , ô grand jamais, cela ne pouvait être.. ceci. Il y avait forcement une erreur, forcement !

Clic, clac, le bruit d'un fil que l'on branche, et d'un autre que l'on débranche. Cristal eut envie de gémir.
Jamais elle n'avait voulu..il..il fallait qu'ils comprennent...ils...faisaient une erreur.. 'ils... Pas elle, non..
Dès le début, Cristal avait pressenti qu' un truc clochait. Après tout; pourquoi l'attacher de la sorte, pourquoi trois personnes si ce n'était que pour lui prescrire de simples piqures?
Oui mais, voilà, jusqu'au bout du bout elle n'avait pas voulu l'admettre. Et maintenant, maintenant..il était trop tard.
Chienne de vie.. Pourquoi, pourquoi, pourquoi!
Ils n'étaient pas autorisés à faire ça, ils...ils..


"pas...le droit...vous...n'avez....pas..droit" Enfin, elle parla, réussit à ébaucher quelque chose de sa voix rauque, enflammée.


"Vous n'êtes pas en mesure d'exercer votre consentement, Cristal..nous avons le droit d'appliquer les traitements de votre hospitalisation, si nécessaire. "

MAIS JE NE SUIS PAS FOLLE BORDEL DE MERDE ! voulut-elle rugir. En désespoir de cause, elle murmura. Son front crispé, sa mâchoire figée tout autant dans le marbre.
L'homme s'inclina pour la seconde fois vers elle. Il donnait la forte impression de se retenir de lui rire au nez.


"Qu'avez-vous dit, Cristal? Je suis désolé, je ne vous entends pas."

Coup d'oeil à l'aveugle et, dans le néant, la lucidité qui revient...petit à petit, le paysage qui se fait plus concis. Elle distingua le plafond, les murs tâchés, mais surtout, le vieux médecin à ses côtés.

"..Bon...bon ..sang. Qu'est-ce que...t'es..laid" qu'elle lui lâcha en pleine tronche.

Dent pour dent, crevard. Il pensait être le bon dieu, le vieux curé de sa paroisse ? Elle, Cristal, jamais..
Le docteur fronça des sourcils, mais de cette manière imperceptible qui laisse croire à l'illusion.Une fois regagné sa rigidité formelle c'était comme ci tout cela n'avait jamais eu lieu, comme s'il n'avait jamais perdu son calme. Il se redressa donc, et lança un regard significatif à ses deux comparses. Il acquiesça en silence, et les femmes en firent de même. L'une d'entre elle attrapa un bout coton.


"je...vous..dégagez..." cracha Cristal. Mais trop tard, déjà l'infirmière lui fourra le morceau d'ouate dans la bouche.
L'homme à la blouse blanche recula de quelques pas et, une fois dos au mur, croisa les bras.

Bruits de talons qui s'éloignent, une main qui tourne un bouton dans l'intention de chauffer l'appareil. La respiration de Cristal s'accéléra, elle put tout juste serrer ses poings, fermer ses yeux, prier. Elle avait envie de pleurer, de hurler, de...


"Allumez." ordonna le médecin.

Non..non..non.. non! Elle lorgna l'infirmière comme elle put, et cette dernière -en digne conne de despotique- lui envoya un magnifique sourire.
Avant d'appuyer sur le bouton.

La décharge électrique migra de l'appareil jusqu'aux tempes reliées de Cristal....et ce fut le choc.
Juste...Le choc.
Elle qui avait cru ne pas être capable d'émettre plus haut qu'un chuchotement, elle hurla. Son corps se souleva sans qu'elle n'eut rien commandé. Le champ magnétique vibra dans ses yeux, sa bouche, son nez, et glissa dans ses muscles en une myriade de douleur. La plus pure qui soit, un monceau de cristal jonché au coeur.
Son corps se convulsa.
N'eusse-t-elle le temps d'assimiler, et l'onde gratta déjà la sanie. Elle s'y laissa glisser, s'enfonçant dans les os et la moelle; nichant son nez d'hydre entre les vaisseaux pour se frayer son propre passage et ainsi mastiquer vite fait, bien fait les nerfs gonflés. Petite vibration qui souffla contre la rétine et mit le feu au bucher. Le feu...elle.... elle brûlait, elle brûlait, elle brûlait, BON DIEU ELLE ÉTAIT EN TRAIN DE BRULER! ! Cristal serra les dents sur le coton jusqu'à la luxation totale de sa mâchoire...
Son corps se révulsa.


"Ca suffit, éteignez."

Lointaine voix...Comment pouvait-elle encore entendre? Comment ? Puis... lorsque l'électricité se meurt...rien d'autre que la sensation d'être calcinée..Sa silhouette tremblait toujours un peu, vulgaire feuille agitée par un temps qu'on eusse contrôlé.
Cristal souleva à peine ses paupières. Elle fut surprise de constater que ses joues étaient humides..elle ne se souvenait pas avoir pleuré.

Elle sentit le regard du docteur sur elle...avant un murmure, dans la pièce, lugubre, et la brûlure...


"Il te suffit d'une seule excuse, Cristal. Une toute petite, minuscule, excuse ..et ton calvaire sera fini, et ta douleur dispa..."

"va chier.." qu'elle siffla, le front plissé par dessous l'objet responsable de son envie de chialer.
Le docteur la regarda, longuement. Il resta ainsi impavide.
Alors..


"Rallumez."


----------------------


Oh, qu'elle était jolie, dans sa camisole sans manche.
Deux hommes déplaçaient péniblement Cristal jusqu'aux salles d'isolement. Péniblement oui, car notre protagoniste n'avait plus la force de se tenir debout par elle-même..Son visage était cadavérique, ses membres comme morts, ses yeux deux billes, que des cernes longtemps entretenues étaient devenues ecchymoses.
Un souffle sifflant qu'elle tenta vainement d'étirer -pour tenter ainsi d'oxygéner son cerveau douloureux-, à peine un mouvement tenu de ses lèvres blanches. Elle avait trop mal. Trop mal. Au dos, aux jambes, au ventre, aux bras et surtout à la tête..surtout.
Le balancement qu'elle subissait à forcer d'être tirée de la sorte, à même le sol, lui donnait la nausée. Elle aurait bien posé sa main sur sa poitrine..mais impossible, une histoire de problème technique. Bref, même sans sa camisole, pas sûre qu'elle l'eut pu. A fortiori, elle ferma donc les yeux.
Gauche, droite, gauche, droite.
Elle voulait qu'ils arrêtent de la tenir par le col de sa chemise tâchée, qu'ils cessent de la trainer à terre comme un vulgaire animal qu'on conduit aux abattoirs.
Elle n'avait rien fait, ce n'était pas elle...ce..
Un haut-le-coeur, Répulsion, dégout, elle tenta de retenir ce qui menaçait de sortir trop prématurément mais...finit par dégobiller sur les pavés sales.
Les infirmiers eurent un geste de recul. Apparemment monsieur ducon numéro un n'apprécia pas de marcher en plein sur la flaque fraiche que Cristal étala... Pour la peine, il lui administra un coup de pied dans les côtes.
Douleur sur la douleur, qui se drape de feu et se love dans les cendres....et creuse sa tombe. Grimaçante, elle se tint le ventre. Sur son visage, un sourire de déglingué. Quitte à crever, un ripaton en plus ou en moins..qu'ils l'achèvent, qu'ils l'achèvent donc! Une inspiration puisée elle ne savait trop où, par dessus un rire de carnassier. Ces salauds, ces salauds..Des larmes coulèrent toutes seules de son visage, sans même qu'elle s'en rende compte. Son corps était à bout.
Véritable fou-rire, maintenant, elle leur gloussait ouvertement à la gueule.


"Mais ferme-la!" [i]cracha ducon numéro deux.

Ils s'arrêtèrent, semblèrent échanger un regard -rien n'était moins sûr.


"Ici ? Il y a déjà un patient et.."

"Ici, mets-les ensemble, ça promet d'être marrant."


Marrant ? Cristal entendit alors le bruit d'une porte qu'on déverrouille.
Une porte en fer.
.

"Que?.." lâcha-t-elle, avant d'envoyer son regard flou et laiteux vers l'origine du bruit et de discerner quelque chose de reconnaissable. De si reconnaissable.
Son visage tuméfié, dénué de la moindre humanité tant il était déformé par des plaques sombres et dégoutantes, se décomposa davantage (dans la mesure du possible.) Elle gloussa encore quelques secondes, son sourire mourant pour renaitre de go..comme indécis..Ils..ils déconnaient là ?


"Ce..une blague..non ? Je..."

Mais les hommes l'empoignèrent déjà.

"N..non." murmura-t-elle d'une voix étranglée. Malgré sa douleur et sa faiblesse, elle tenta de s'enfuir. Qu'on l'eusse démembrée, portée à trois millimètres plus loin pour recoller les morceaux que cela n'aurait pas été différent. Les gardiens la soulevèrent.

"NON!!". Son cri se répercuta en écho dans tout le couloir.

"Pitié, pitié pas , pas..pas..."
Pas l'isolement, qu'on ne l'y emmène pas! Elle ferait tout, elle subirait de nouveau la machine, mais qu'on ne l'y emmène pas! Portez là loin du noir, loin du vide, loin du néant.
Ils la jetèrent à l'intérieur. Cristal s'écroula au sol, subissant l'à-coup qui broie les os lorsque ces derniers tapent contre une chose dure...tellement dure. Elle gémit, resta ainsi tordue.
BOUM. La porte se referma.

Et, toute seule, et sans personne...personne, il n'y avait personne, elle n'était plus, elle n'existait que..que..Pleur aigüe, bave au coin des lèvres. Son peudo-cadavre agité de sanglots....
Cristal, au milieu de sa terreur, n'avait pas compris qu'elle se gourait, lamentablement. Non. Non, elle n'était pas, toute seule.


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