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 Et si le hasard faisait bien les choses ? [PV Eòghann]

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Jesse Preston
_PATIENT SAIN

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Points : 35
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 Maladie psychiatrique 
: Troubles de la personnalité
 Rôle au sein de l'asile : Patient à tendances paranoïaques
 Âge du personnage : 18 ans

MessageSujet: Et si le hasard faisait bien les choses ? [PV Eòghann]   Dim 23 Jan - 0:31

    Peut-être qu'un nouveau jour était en train de se lever sur l'Asile. On ne pouvait pas savoir, aucun indice spatiotemporel ne pouvait rendre compte d'une quelconque heure de la journée, et cette désorientation totale n'était pas du goût de Jesse. Sa première nuit fut quasiment blanche, il ne parvenait pas à se reposer, quand bien même si le silence aurait pu l'aider à plonger davantage dans les bras de Morphée. Cependant, on disait qu'ici, entre ses murs, fermer les yeux équivalait à signer son arrêt de mort. Qui sait où il pouvait atterrir en les rouvrant subitement, brusquement arraché à ses rêveries empruntes d'un réalisme et d'une monstruosité sans précédent ? Il ne tenait pas à être pris en traître. Toutefois, il savait qu'il ne pourrait pas tenir longtemps, si le sommeil lui échappait complètement, submergé par la peur qui l'assaillait de toute part. Depuis qu'il avait rencontré Lloyd, il avait toujours fait en sorte de ne pas le lâcher d'une semelle. Il ne voulait pas être seul, parce qu'il ne désirait pas affronter ces démons invisibles qui rôdaient perpétuellement ici, sans le soutien d'un esprit plus fort. La personnalité du jeune homme était bien plus encline que lui à combattre les maléfices de ces lieux. Toutefois, Jesse semblait oublier que tout les dépassait ici même. Ils auraient beau hurler de toutes leurs forces, s'armer d'une puissance colossale, et s'emparer de tous les outils nécessaires à leur survie, ils ne subsisteraient pas longtemps. Jesse pressentait qu'un compte à rebours avait été lancé incessamment sous peu, et que s'ils ne parvenaient pas à s'en sortir avant son dénouement, c'en serait fini de leurs misérables vies. Outre le fait qu'il n'avait pas été heureux, monsieur Preston ne maudissait pas l'idée d'être vivant. Jusqu'à preuve du contraire, c'était la souffrance qui lui avait permis de se sentir exister. Néanmoins, celle qu'il expérimentait actuellement était beaucoup plus intense que celle engendrée par les injures injustifiées des gens de son quartier, à Glasgow.

    De toute évidence, il n'était plus dans le monde des humains, mais sur le territoire de ses pires cauchemars. C'était toujours ces mêmes lumières criardes qui l'aveuglaient, sitôt qu'il osait les fixer dans l'espoir de s'y accommoder rapidement. C'était toujours ces éternelles odeurs suspectes qui fouettaient ses narines, et qui n'étaient en fait que des éléments inhérents au passé de ce bâtiment. Et c'était toujours cette même solitude qui s'éprenait de lui, lorsque Lloyd disparaissait subitement de son champ de vision. Après s'être octroyé au moins une ou deux heures de repos bien méritées, Jesse sursauta en constatant qu'il avait finalement succombé au charme de la Lassitude. Cependant, quand il se redressa et scruta tout autour de lui, il n'y avait personne dans les dortoirs. On l'avait abandonné une fois de plus, à moins que son protecteur ce soit volatilisé dans l'espoir de trouver une sortie de secours dans les environs. C'est peine perdue, avait-il envie de murmurer à son attention. Malheureusement, il n'y avait pas âme qui vive pour accueillir ses paroles pessimistes et peu encourageantes.

    - Bouger, il faut bouger, susurra-t-il pour se rassurer.

    A ces mots, il quitta son arche de sommeil, tira timidement vers lui la porte des dortoirs, pour se retrouver dans un dédale de corridors, aux murs parfois tachetés de substances non identifiées, et d'autres fois aussi blancs que neige. Un mal de tête vint perturber sa promenade. Croisant ses bras dans un élan de méfiance, il effectuait des petits pas, ses talons claquant légèrement contre le carrelage ampoulé. Plusieurs fois, il se surprit à jeter un coup d'œil par-dessus son épaule, croyant intercepter d'autres pas qui se calquaient sur les siens. Il fut pris de sueurs froides un frisson parcourant son échine et électrisant littéralement sa colonne vertébrale. Sa mâchoire était serrée au maximum, et son cœur manquait d'exploser à l'intérieur de sa cage thoracique. C'était au-dessus de ses forces, il était totalement incapable de se contrôler, il ne faisait que visualiser le visage machiavélique et le sourire carnassier d'Elyse Cromwell, ainsi que la prestance intimidante du Directeur qui venait afficher les actualités de l'Asile de temps à autres. Jesse ignorait tout de ces gens, mais il avait parfaitement compris qu'en leur présence, il fallait faire profil bas.

    Le hasard fut son seul ami. Il finit par le conduire dans l'un des endroits les plus apaisants de l'Asile, à savoir une salle plus ou moins éclairée, qui offrait une atmosphère presque sereine, contrastant horriblement avec le reste de l'édifice. Interloqué par cette découverte, Jesse s'approcha timidement et, surpassé par son instinct de survie, il laissa ses mains fouiner un peu partout. Il n'y avait pas beaucoup de meubles pour décorer cette pièce, mais il y avait plusieurs activités de proposées, comme de la lecture… sauf qu'en voulant s'emparer d'un des livres, ce dernier se réduisit en cendres entre ses doigts. Sitôt qu'il eut accompli ce méfait, une étrange odeur de roussi monta crescendo. Bientôt, un énième frisson, plus puissant que les précédents s'accapara une partie de son être. Il ne put étouffer un petit cri de surprise et de terreur et, pressentant que quelqu'un l'épiait, il regarda autour de lui, affolé, redoutant le pire :

    - Qui… qui est là ? J'vous en supplie, me faites pas de mal. Qui est là ? Je sais que vous êtes là. Montrez-vous !

    A ce moment là, il n'était rien d'autre qu'un petit garçon apeuré, se recroquevillant et enfouissant son visage entre ses genoux, ses mains englobant l'arrière de son crâne comme pour ériger un bouclier.
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Eòghann D. Aveleen
_ESPRIT HYPOCRITE

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 Maladie psychiatrique 
: Troubles dissociatifs
 Rôle au sein de l'asile : Esprit mort. Mais vivant. Mais mort, surtout.
 Âge du personnage : Condamné dans le corps d'un enfant faible et maigrichon.

MessageSujet: Re: Et si le hasard faisait bien les choses ? [PV Eòghann]   Dim 23 Jan - 8:20

‹‹ La pitié ne peut me toucher,
              Car rien n'est réel. ››
Je sature. Ma tête est pleine de Noir, pleine de vide. Et ça déborde de partout. Par les yeux, par les oreilles : le trop plein se vide de rien, et s'écoule en gros amas visqueux, de noir et de rouge, qui bouillonnent et qui s'évadent. On croirait voir des milliers de murmures agglomérés qui s'envolent vers l'infiniment lointain. Et on prie pour qu'ils ne reviennent jamais, parce que lorsqu'ils sont loin, et qu'on arrive à les oublier, quelques minutes, quelques instants, on se sent tellement... tellement... vivant. Tellement humain, juste quelques secondes. Le temps de fermer les yeux et de se laisser aller, debout, partir loin dans ses souvenirs et pouvoir tout se rappeler, comme un fil continu d'évènements, tous parfaitement conservés.
Et on profite. Parce que ces bestioles sont fourbes. Elles prennent l'air quelques minutes, le temps de s'ébrouer un peu, comme les chiens pleins de neige, mais elles reviennent. Et elles reviennent encore plus débordantes d'appétit. Elles se lancent sur toi et tout ce que tu parvenais à sentir, quelques instants, juste avant, disparait et te laisse dans la bouche un goût terreux et fade.
Quand elles reviennent, les sens s'enterrent dans le néant. Dans l'absolu de l'inexistence. Les souvenirs s'embrouillent et chaque mouvement, chaque action, ne s'imprime pas.
Chaque mouvement, comme replacer une mèche de cheveux, se gratter le cou, nous semble tellement.. irréel, impossible. Aussitôt fait, on le sait, et puis, on focalise, on y pense et... après ? Tout s'embrouille trop, et on doute. Est-ce qu'on a bien bougé notre bras ? Est-ce qu'on a réellement tiré le lobe de notre oreille ?
On cherche. On creuse dans sa tête. Mais non. On trouve rien. Rien de tangible.
On se concentre. On cherche. Mais... mais... c'est tellement...
Et puis, on y pense. On y pense jusqu'à s'inonder la tête de mots et de phrases, et de sentiments, de frustrations. Et quand on est trop plein, on menace d'exploser. Et on déborde de partout. En boucle, comme ça. Sans fin : on déborde, ça revient, on déborde, ça revient.
On voudrait se boucher les oreilles, quand ça revient, pour ne plus rien entendre, fermer les yeux, la bouche, pour ne plus rien dire ni entendre. Mais le Mal s'infiltre dans les pores de notre peau. Et nos membres nous paraissent lourds. Insensibles.
On se palpe les bras. Les joues. On ne sent rien. C'est mou sous les doigts, le nez est bien là, quand on se frotte les yeux, ils sont là aussi. Mais après ? Après, c'est tout. Notre langue ne goûte rien. Notre nez ne sent rien.
Une poignée de porte, dans notre main, n'est ni chaude, ni froide. On sait simplement que c'est une poignée, et que si on la tourne, la porte s'ouvrira. Parce que oui, on est toujours là intellectuellement. Peut-être qu'on n'est plus réel, mais on sait toujours autant de choses : on sait lire, écrire, calculer. Le problème ne vient pas de la connaissance, ni des savoirs culturels. Non, ça vient de plus loin. Ça vient des façons de traiter les informations qu'on perçoit. Lire des phrases ne sert à rien. On sait lire, mais les mots ne veulent rien dire. On sait prononcer à voix haute, mais notre voix ne transmet rien. On ne comprend pas ce que ça veut dire : les mots, les sentiments derrière, les émotions, c'est fade, sans but, sans logique. On essaie de focaliser sur ce que ça peut bien vouloir dire, merde, mais rien. On enregistre quelques secondes, mais après, on réfléchit, on y pense et on se demande si on a véritablement bien lu ? On se souvient de rien. La seule chose qui nous prouve qu'on a bien lu, c'est juste où nous sommes rendus. Ça veut dire qu'on a bien lu ce qu'il y avait avant, même s'il n'en reste aucune trace dans notre tête qui déborde. Qui saturera, bientôt, et qui se videra, et se remplira de nouveau, parce que c'est éternel comme cycle.
Quand ça se vide, on est bien. Le flot continu de nos pensées s'apaise. Juste quelques instants, certes, mais c'est agréable. On se sent vivant. On arrive à se souvenir, à se situer dans le temps, très exactement. On a levé la main, et on s'en souvient, sans en douter. Sans se demander si on a simplement imaginé ce mouvement. Quand on se frotte les bras parce qu'il fait frisquet, on peut se réjouir de deux choses : on ressent la température sur notre épiderme et nos doigts nous frictionner les membres.

Eòghann, fébrile, tremblote dans l'atmosphère à la façon des lumières en manque d'électricité. Un clignotement saccadé et incertain qui menace de s'éteindre pour de bon. Les mouvements sont robotiques, artificiels, mécaniques : il s'approche du garçon recroquevillé. Un garçon plus vieux que lui. Mais plus jeune, en un sens, et plus faible. Apeuré. Terriblement vulnérable.
L'esprit n'est pas bienveillant. Il n'est pas sadique non plus, mais son visage trahit une agitation à peine contenue qui menace de déborder. Ses sourcils se froncent, impatient. Il s'accroupit près du jeune homme et le fixe d'un regard profond, magnétique. Le genre de regard qu'on associe fort mal à un garçon à l'allure aussi juvénile.
Un regard haineux, sans raison, mais vide aussi. Désaxé.
Un sourire étire ses lèvres, puis s'efface.


- Je ne suis personne. J'ai oublié. Il y a trop longtemps que je n'existe plus pour savoir répondre à tes questions.

Son image tremble dans l'air. Ses contours s'effacent, s'étirent, puis reviennent brusquement à la normale.

- Te faire du mal ? Je n'en ressens pas l'envie. Mais la nécessité.

Je ne suis pas quelqu'un de méchant. Je tiens à le préciser, avant qu'on croit le contraire. Mais j'ai besoin de vivre. Et pour vivre, j'ai besoin d'avoir mal. De faire le mal. D'être trash, brusque, d'être violent. J'ai besoin de me mordre au sang, de ressentir la douleur, de l'infliger lorsque j'en ai la possibilité. J'ai besoin. Je veux que tout s'arrête dans ma tête. Que ça s'arrête. De bourdonner, tous ces mots, ces pensées : ce bruit incessant qui s'amplifie, qui s'installe en acouphène permanent.

Comme s'il avait parlé à voix haute et que l'humain l'avait entendu, il termine :

- Et pour que ça cesse, dans ma tête, il me faut être comme ça.

Mais je ne veux pas. Je ne veux pas.
Mais j'ai besoin.
‹‹ Sans pitié, j'ai le goût pour ta destruction. ››
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Jesse Preston
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MessageSujet: Re: Et si le hasard faisait bien les choses ? [PV Eòghann]   Dim 6 Fév - 13:57

    Dans d'autres circonstances, les réactions de Jesse auraient pu paraître ridicules et dépourvues de raisonnement. A chaque petit bruit, il sursautait, il était sur le qui-vive, ses cinq sens aux aguets, dans l'espoir qu'ils le sauvent d'un évènement imprévisible. Il ne savait pas où donner de la tête, et il savait encore moins comment il lui faudrait gérer sa peur. Si seulement il savait à quel point celle-ci était une faiblesse en ces lieux, il saisirait rapidement l'intérêt d'avoir un self control imperturbable. Néanmoins, ce n'était pas le cas, et ça ne le serait jamais compte tenu de sa personnalité un tantinet paranoïaque, qui le dévorait, qui s'éprenait de lui, et supprimait toutes ses capacités de réflexion. Quand on était surpassé par un sentiment aussi vif et prenant que l'effroi, même sans que ce dernier ait un objet quelconque, on ne pouvait pas se contrôler. Nos actes étaient régis par un instinct parfois meurtrier, qui pouvait porter préjudices quoique jusqu'à présent, Jesse avait su passer entre les filets de ce piège invisible. Jusqu'au moment où il se trouva nez à nez avec cet étrange personnage, à la fois tangible et immatériel, dont l'enveloppe charnelle paraissait trembler dans des spasmes incontrôlés. Jesse n'eut aucune difficulté à reconnaître son visage, et surtout l'atmosphère qu'il emportait avec lui. Il savait présentement qu'il était en danger, mais il savait aussi que cette personne avait des pouvoirs que lui ne possèderait pas de sitôt. Pour les affronter, il aurait encore fallu qu'il atténue cette peur qui le mangeait à petit feu, et qui engendrait des sueurs froides. Peut-être était-ce ces dernières, qui avaient conduit ce parfait inconnu jusqu'à lui. Il reniflait son angoisse, comme un chien reniflerait la trace d'un malfrat. Il venait de se trahir, et il aurait beau prétendre qu'il ne craignait pas cette chose coincée entre deux dimensions, on ne le croirait pas, on lui rirait sûrement au nez.

    Toujours recroquevillé, monsieur Preston daigna relever la tête. Ses yeux atterrirent instantanément dans ceux de son interlocuteur, qui s'était approché de lui. De prime abord, un peu naïvement, il crut qu'il s'apprêtait à le réconforter, à lui assurer qu'il ne lui ferait pas de mal. Cependant, son regard ne reflétait rien qui s'apparente à de la gentillesse ou à de la magnanimité. Il n'était pas de cette espèce, il était dans le même panier qu'Elyse Cromwell et ses acolytes, qui prenaient un malin plaisir à jouer avec les nerfs de leurs nouveaux patients. Et puis, de quel droit lui avait-on attribué ce statut ? D'accord, il était atteint d'une méfiance extrêmement accrue, mais était-ce une raison pour lui coller l'étiquette du Fou sur le front ? Il ne comprenait toujours pas l'intérêt de ce concept, pourquoi on s'évertuait à leur faire croire qu'ils n'étaient pas aussi sains d'esprit ? Toutes ces questions resteraient sans doute à jamais sans réponse, à moins que Jesse puisse suffisamment attiser la curiosité et la patience de son vis-à-vis, pour qu'il ne lui nuise pas tout de suite. Ses paroles étaient inquiétantes, elles étaient surtout empruntes d'une grande cruauté et d'une évidente méchanceté. Dans sa façon de s'exprimer, il pressentit que c'était réellement un besoin, une nécessité d'engranger le mal autour de lui, alors que tout laissait supposer dans son aspect, qu'il n'était pas de cette trempe là. Mais bon Dieu, Jesse, quand comprendras-tu que tu n'es pas au pays de Candy, mais au pays des Fous, ceux qui ne sont plus en possession d'eux-mêmes ?

    - Je ne vois pas quel avantage vous pourriez tirer en me faisant du mal. Si ce n'est d'accroître votre instinct meurtrier. Je pense qu'ici, vous n'êtes rien d'autre qu'un vagabond, mais ceux qui vous gouvernent auront vite fait de vous neutraliser si vous perturbez leurs plans. Pas vrai ?

    Cette ultime interrogation précisait avec justesse la candeur qui habitait Jesse. Se relevant lentement mais sûrement, il filtrait l'intensité de ses mouvements pour que l'esprit ne se sente pas agressé, ou incité à lui trancher la gorge, à lui arracher le cœur, ou à lui faire perdre définitivement la tête. Il savait qu'un compte à rebours venait d'être lancé, mais il ne tenait pas à ce que celui-ci s'accélère. Il ne souhaitait pas que ses souffrances soient abrégés, il était conscient du privilège qu'il avait d'être encore vivant. Il avait envie de savoir ce qui se cachait derrière ces murs tantôt immaculés tantôt tachetés de sang. Et il désirait ardemment retrouver sa liberté, autrement qu'en laissant son âme rejoindre les cieux.

    - Alors vous êtes un esprit c'est ça ? Et qu'est-ce qui doit cesser dans votre tête ? Depuis combien de temps êtes-vous mort si vous n'êtes pas capable de vous souvenir de votre identité ?

    Peut-être qu'il en demandait trop, et c'était peut-être cette déferlante de questions qui allait susciter la fureur de son interlocuteur. Toutefois, Jesse gardait espoir, il croyait déceler un semblant de vulnérabilité chez l'Autre, à moins que ce ne soit une douce illusion le persuadant de sa toute puissance sur son environnement. Dans tous les cas, il ne s'attendait pas à obtenir des informations précises, mais il avait besoin de savoir. Si la nécessité de l'Esprit reposait avant tout sur la mort de son prochain, celle de l'Humain, en revanche, s'appuyait fortement sur la connaissance de cet Asile et de son mystère.

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